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Contexte Historique et Théologique des Apparitions de Medjugorje

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La réponse qui vient de la foi

Et pourtant, la vie n’est pas un jeu, la loi du plus fort n’y règne pas. La vie est tissée de souffrance et d’amour, de péché et de grâce, de tentations diaboliques, de refus de la tentation et de la victoire sur le tentateur. À Medjugorje, nous sommes en présence d’un appel évident au retour au Dieu de la vie, nous sommes en présence d’un appel à la prière personnelle comme réponse de la liberté humaine à la liberté divine, comme rencontre de deux amours. Medjugorje est une affirmation claire de la personne, de l’individu, face à la tendance à vouloir se fondre dans une unité ou avec un Un cosmique auquel aspire le New Age. Combien même certains prétendent que le théisme est en train de disparaître, nous voyons que la foi ne se perd pas, que la religion ne meurt pas et ne passe pas, mais revêt une forme nouvelle et différente, changeant ainsi son essence intérieure. Dans le christianisme, nous avons la synthèse parfaite, mais pas du tout facile, de la raison, de la volonté et des sentiments. Cette synthèse est hautement subtile, toujours dans une tension intérieure, au point d’être à tout instant en danger de virer dans un sens ou un autre. Cette même tension peut également se trouver en dehors du christianisme. Presque toutes les religions du monde sont conscientes de l’unicité de Dieu, et même le polythéisme comprend clairement que les dieux ne sont pas le pluriel d’un Dieu, car il n’y a pas de Dieu au pluriel. Dieu est un et unique. Les dieux, bien que désignés par le même mot que Dieu, sont toujours des forces d’un niveau inférieur. Il arrive cependant dans les religions que ce Dieu unique disparaisse, qu’il soit éclipsé de la vie pratique, et que les divinités apparaissent sur la scène. Ce Dieu unique n’est pas dangereux, il est la bonté même, il ne fait aucun mal à personne ; aussi les rituels et les cultes ne le concernent pas, lui, mais s’adressent aux divinités et aux puissances qui entourent notre vie et avec lesquelles il faut composer. Il s’agit là de l’apostasie permanente constatée dans l’histoire des religions, présente également aujourd’hui dans notre Europe post-chrétienne. C’est la raison pour laquelle nous sommes aujourd’hui confrontés au péril du néopaganisme. L’homme qui exclut Dieu comme le seul et unique bien, mais lointain, se tourne vers les puissances menues, petites et proches qui l’entourent, se rabaisse ainsi et se crée – selon les paroles d’un Freud athée - des dieux prothétiques. C’est la décomposition du christianisme, de la synthèse chrétienne, c’est la décomposition de Dieu lui-même, qui conduit à la désagrégation et à la décomposition de l’homme. À ce propos, Paul se positionne clairement : « Nous vivons dans la chair, évidemment, mais nous ne combattons pas selon la chair. Non, les armes de notre combat ne sont point charnelles, mais elles ont, au service de Dieu, la puissance de renverser les forteresses. Nous renversons les sophismes et toute puissance altière qui se dresse contre la connaissance de Dieu, et nous faisons toute pensée captive pour l’amener à obéir au Christ. » (2 Co 10,3-5)

Dans la quête de la réponse et du vrai remède, il nous faut commencer par nous-mêmes. Quelles sont les forces dont nous disposons et avec quelles forces pouvons-nous compter à cet instant ? Quelles sont nos tâches, quels sont les dangers qui nous guettent ? Il nous faut d’abord dépasser le nationalisme et la division idéologique. Le communisme nous a laissé en héritage le désert idéologique dans les âmes, le chaos dans l’économie, un poids qui pèse lourdement, et chez nous la guerre en plus. Il faut une volonté commune et ferme de la part de tous pour dépasser la situation actuelle et avancer vers l’avenir.

Il nous faut d’abord chercher les fondements communs. Quel est notre fondement commun, notre base commune ? Nous dirions : notre appartenance au milieu culturel occidental et la base chrétienne dans les fondements de notre réalité. Aujourd’hui, tout est orienté vers l’état de droit et vers la liberté fondée sur le droit. La liberté et le droit ne sont pas deux notions opposées, mais conditionnées l’une par l’autre. Le législateur ne peut proclamer n’importe quoi comme juste, et la justice ne peut tout simplement être déduite des statistiques. Il doit y avoir une prise de conscience de la responsabilité devant l’histoire, devant la dignité de l’homme et devant Dieu. Tout doit reposer sur les fondements que le législateur doit présupposer et non déterminer. Aujourd’hui, ces prémisses sont assez déstabilisées dans la société à cause de la permissivité et de la déchéance morale de la civilisation occidentale. C’est pourquoi il faut jeter un coup d’œil en arrière, pour pouvoir analyser le passé et le présent, et donner des vues prospectives sur le futur.

Dans les années soixante de ce siècle, un grand virage était dans l’air : d’un côté, vers la fin des années soixante, nous avions les mouvements étudiants qui ne peuvent être observés dissociés de l’Église. Ils ont remis en question le progrès social et économique acquis à grand peine, menaçant la société de chaos et d’anarchie. La crise d’autorité a secoué les fondations du système social. Ces mouvements sont issus des changements post-conciliaires à l’intérieur de l’Église même, mais également de la théologie protestante américaine. En 68, on célébrait à Paris sur les barricades l’eucharistie considérée comme fraternisation entre les combattants de la liberté anarchiste et comme signe d’espérance pour le messianisme politique mondial, en train de naître dans la violence et la terreur. Ceci manifeste clairement qu’une caractéristique religieuse, ou plutôt pseudo-religieuse, se trouve à la base de ce mouvement révolutionnaire. Nous pouvons trouver cette même implication théologique dans le terrorisme italien et allemand des années soixante-dix. Il est impossible de comprendre le terrorisme italien si l’on fait abstraction des crises et des ébullitions présentes dans le catholicisme italien post-conciliaire.

Souvenons-nous donc : vers la fin des années cinquante, Jean XXIII a annoncé un projet presque utopique, la convocation d’un Concile œcuménique. L’ouverture et le déroulement du Concile sont devenus l’événement central de la deuxième moitié du XXe siècle. Le Concile a consciemment pris une orientation pastorale qui consiste dans l’ouverture de l’Église au monde, dans l’ouverture des fenêtres et des portes, mais il a délibérément évité les pièges des conciles précédents : il n’a visé ni le dogmatisme ni la proclamation des définitions dogmatiques ou celles de la théologie morale. On a peut-être ressenti le fardeau que représentait la définition du dogme de l’Assomption de Marie proclamé sous le pontificat de Pie XII, pour qui ce dogme devait représenter le couronnement de son pontificat, mais qui a provoqué l’effet inverse : l’intelligence est restée sur sa faim et les fronts interconfessionnaux bloqués.

Le Concile était très dynamique, à l’encontre et malgré les attentes de la Curie romaine. Il s’est ouvert aux questions et aux problèmes du temps et de l’époque, aux problèmes de l’Église, des pays en développement, aux religions non-chrétiennes, aux confessions non-catholiques. Il a entrepris des pas courageux en direction de la réforme de la liturgie et a transmis des impulsions pastorales extraordinaires. Au point culminant du Concile s’opère le changement du pontificat, et les évêques commencent à se lasser : il y avait trop de demandes de changement et de modification des schémas et des propositions conciliaires, seules certaines d’entre elles pouvaient être incluses dans le tissu des documents conciliaires finalement publiés. Mais que s’est-il passé après le Concile ?

Nous dirions, beaucoup d’opacité, de mauvaises compréhensions des décisions conciliaires, un vrai galimatias dans de nombreux domaines de la vie et de l’action. La désertion et l’exode de nombreux prêtres, religieux et autres membres de l’Église. Le pontificat du Pape Paul VI s’est déroulé sous le signe du renouveau et de la progression, mais aussi d’une certaine restauration et du blocage. Le pontificat actuel du Pape Jean-Paul II est marqué par ses innombrables voyages et pèlerinages dans le monde entier, qui ont pour conséquence l’ouverture de l’Église au monde entier, le passage d’une Église statique à une Église dynamique, et donc à la collégialité, plus précisément à la solidarité du Pape de Rome avec le monde entier et avec l’humanité entière. Le Pape actuel dialogue avec toutes les religions, car, selon le Concile, nous trouvons des éléments et des graines de la vérité dans chacune d’entre elles. Ses voyages dans le monde entier sont en même temps un adieu à la conception occidentale du christianisme au profit d’une ouverture universelle et de l’inclusion des cultures latino-américaine, asiatique et noire dans l’Église. Y contribue également une nouvelle conception du pèlerinage qui, du point de vue de l’histoire des dogmes, porte dans ses fondements une nouvelle conception de l’Église : non comme une grandeur statique, mais comme peuple de Dieu en marche, donc non Église comme institution divinement supérieure au monde entier, mais Église comme peuple de Dieu qui, avec le monde entier, est en route vers son but eschatologique. C’est pourquoi le Pape est le signe même de ce cheminement, un point de référence pour tous ceux qui voyagent et viennent en pèlerinage à Medjugorje. Le dépassement de toutes les frontières, le rassemblement de tous en une seule unité. C’est ainsi que se réalise ce que Paul VI a déjà formulé, et ce que Jean-Paul II a repris de tout son cœur, sous le nom de la civilisation de l’amour. Aussi à la culture de la mort omniprésente dans laquelle nous vivons, il faut opposer Jésus Christ et le christianisme vivant comme l’alternative au style de vie contemporain, alternative offerte par la foi en Jésus Christ.

 

 

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